Je préfèrerais qu’on ne me voie pas, qu’on ne me regarde pas. Je n’en peux plus de ceux qui veulent s’approprier mon être, qui veulent me comprendre au-delà de moi, me veulent malgré moi. Je ne le supporte pas ! Ils s’incrustent dans ma sphère, cherchent à interpréter mes phrases et mes non-dits, mes vêtements, mes bijoux, mes couleurs. Le moindre mot, le moindre regard est analysé, interprété, même si le mot est Stop, si le regard n’est pas de moi. Ils vont chercher là où n’y a rien, et trouvent quand même. Des monstres aux mille yeux à qui rien n’échappe, surtout ce qui est anodin, surtout ce qui est banal, tout est scanné, décortiqué, fouillé, ils ne s’arrêtent pas, même – surtout - quand ils dorment, c’est là qu’ils sont les pires, leurs rêves sont plus hantés que mes cauchemars, hantés par mille images que leurs yeux perçants ont presque vues, et c’est ça qui les ronge, les pousse à regarder encore, à déduire, les entraîne toujours plus loin dans leur observation vicieuse ! Mais si ça les ronge, autant que ça les tue, sinon moi, j’irai les leur crever, leurs mille yeux, leurs mille yeux !!!
16 mars 2009
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